Le diagnostic est l’art de démonter un ordinateur pour découvrir que la multiprise sur lequel il est branché est éteinte (histoire vraie). En général, il s’agit plutôt du contraire: si les symptômes des pannes sont clairs, leurs causes le sont moins. Dans cette quête d’explication, l’informaticien n’a parfois d’autres choix que de s’improviser chercheur.
Le fonctionnement d’un ordinateur peut être représenté par un mille-feuille dans lequel chaque couche sert de support à la suivante. Si savoir réaliser ce dessert n’est pas donné à tout le monde, il en va de même pour un PC. Pas même les fabricants de composants ont la capacité d’assurer le bon comportement de leurs produits selon le contexte d’utilisation.
Dans ce cadre, l’informaticien est contraint de s’en remettre à la démarche empirique pour trouver la source d’un dysfonctionnement. D’une manière quasi-académique, une méthodologie rigoureuse et de solides références sont les outils indispensables à l’identification d’un problème. Confrontées à un historique de situations, les quelques informations disponibles permettent ainsi de progresser vers l’isolement du problème et in fine la formulation d’une hypothèse sur la raison des maux.
Mais il ne faut pas se laisser impressionner par l’apparente complexité de cette démarche: elle ne consiste qu’à démonter les pièces suspicieuses afin d’isoler les potentielles causes de problème. Et même lorsque celui-ci est résolu, son origine ne repose toujours que sur des hypothèses… Sauf quand c’était la multiprise.
